Bruz : résistance
mardi 29 septembre 2009 par Div Yezh Breizh
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Articles parus dans Ouest-France le 28/09/09
La municipalité soutient la classe bilingue de Jacques-Prévert
La commune de Bruz, à travers son maire Philippe Caffin, soutient la classe bilingue de Jacques-Prévert.
Entretien
Philippe Caffin,
maire de Bruz.
Quelle est votre position concernant la classe bilingue ?
Le soutien de la ville de Bruz à la filière bilingue bretonne est clair et net. Depuis 6 ans, elle a pris toute sa place et la commune y met les moyens nécessaires. Son développement est la preuve qu’elle répond à une attente de familles brunoises et des communes proches.
Comment se traduit votre soutien ?
Avec Philippe Gaudin, adjoint à l’éducation, j’ai participé à de nombreuses rencontres avec les parents d’élèves. Nous leur avons donné la parole au cours du conseil municipal du 14 septembre, et réaffirmé à cette occasion notre soutien. Je suis personnellement intervenu et obtenu un rendez-vous à la Préfecture. Des représentants des trois associations de parents d’élèves m’ont accompagné le 18 septembre. Nous avons multiplié les contacts avec l’Inspecteur départemental et l’Inspectrice de circonscription comme avec les directeurs et enseignants du groupe scolaire. Chacun a son rôle et ce n’est pas le maire qui attribue des postes d’enseignants ou organise les classes.
Que pensez-vous de la politisation du problème ?
Aujourd’hui, l’intervention d’élus, donne à cette affaire une tournure politique que certains regrettent. Ce n’est pas mon cas. Nous sommes devant un problème de moyens qui relèvent de décisions politiques nationales. Actuellement, des élus de tous partis se mobilisent pour soutenir la demande d’un poste bilingue (breton). Ils rejoignent la demande que nous faisons depuis la rentrée. Certains élus de la majorité nationale, rejoints par des membres de la minorité bruzoise, se réveillent bien tard. C’est sans doute pour intervenir auprès du gouvernement qui supprime des milliers de postes d’enseignants.
Quelle est l’organisation adoptée ?
Lors de la rencontre à la Préfecture, un demi-poste a été accordé et l’équipe éducative s’est organisée pour l’utiliser au mieux dans l’intérêt de tous les enfants. L’Inspecteur d’académie m’affirme qu’il n’a pas à ce jour d’autres moyens à proposer. Si une opportunité nouvelle se présente, ce que je souhaite bien sûr, je serai le premier à m’en réjouir. En attendant, je fais tout ce qui dépend de ma responsabilité pour que chaque enfant de la maternelle soit accueilli sereinement, tout en soutenant fermement la filière bilingue qui est un atout pour l’École Jacques-Prévert.
